Les dilemmes des parents face aux petits conflits des enfants
C’est le moment gênant où, au parc ou à l’école, votre mini-vous est pris dans une dispute pour une cuillère ou un jouet. Vous regardez avec un œil rassurant, mais à l’intérieur, c’est le chaos total. Du coup, que faire ? Intervenir ou laisser vos gamins gérer le drame eux-mêmes ?
Laisser faire, un apprentissage pour mieux grandir ?
Pour certains parents, laisser les enfants résoudre leurs petits conflits fait partie intégrante de l’apprentissage. Selon eux, un enfant doit apprendre à dire “non” et à ne pas se laisser faire, même si cela veut dire qu’il va perdre quelques jouets dans la bataille. Comme on dit, “qui ne tente rien n’a rien” et mieux vaut faire ses armes tôt dans la cour de récréation. Ce n’est pas quelques larmes qui feront trop de mal, si le petit apprend à tenir tête (sans violence bien sûr !).
D’autres parents pensent que trop s’impliquer peut donner à l’enfant l’impression que ses parents seront toujours là pour régler ses combats. Et soyons honnêtes, vous ne pourrez pas être là chaque fois qu’un autre mioche veut lui chaparder son goûter à la maternelle. 📚
Intervenir, pour montrer qu’on est là
Inversement, il y a des parents qui trouvent qu’il ne faut pas hésiter à intervenir. Après tout, si vous observez le conflit et que vous restez les bras croisés, quel message envoyez-vous à votre progéniture ? Pour eux, agir, c’est montrer à l’enfant qu’on veille au grain et qu’on ne se laisse pas marcher sur les pieds.
Qui plus est, certains arguent que, si leur enfant voit qu’un autre le chipe à chaque fois sans répercussions, il pourrait penser que cela est la norme. Alors parfois, il faut savoir faire entendre sa voix et rappeler à l’autre enfant que “c’est pas cool de prendre sans demander”. Ou encore, inciter à jouer ensemble pour résoudre le dilemme. 👩👧
La voie du milieu, entre désamorçage et enseignement
Finalement, pourquoi ne pas suivre une approche équilibrée ? Impliquer les enfants dans la résolution sans nécessairement diriger le conflit. En gros, se transformer en médiateur plutôt qu’en arbitre. “Tu vois, tu n’aimerais pas qu’on te pique ton jouet, alors pourquoi faire pareil ?” C’est souvent l’occasion parfaite pour un mini-cours de diplomatie pour les futurs chefs d’État que sont vos bouts de chou.
Enfin, il y a cette idée fascinante que certains enfants parlent plus avec leurs actions qu’avec leurs mots. Pour eux, prendre ou donner un jouet est un langage direct qu’ils maîtrisent bien mieux que tous les “sil-vous-plait-merci”. Peut-être que la prochaine fois, on peut en discuter calmement avec eux à tête reposée. Léger recul obligatoire !
Conclusion : à chacun sa méthode
Alors, on laisse faire ou on intervient ? La vérité, c’est que chaque situation mérite sa propre réponse. Un jour, vous paierez un croissant en échange de la paix, et le lendemain, vous laisserez votre chérubin devenir le héros de sa propre histoire.